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Une coopération européenne de recherche

2013-07-11

EDGaR et DVGW veulent entreprendre un nouveau programme de recherche et établissent une coopération inter-projets

Catrinus Jepma (gauche), directeur scientifique d’EDGaR, et Jürgen Lenz (droite), vice-président de la DVGW responsable des recherches sur le gaz, se rencontrent au siège-social de la DVGW à Bonn le 4 juin 2013 (Photo: EDGaR/Jean-François Auger) Catrinus Jepma (gauche), directeur scientifique d’EDGaR, et Jürgen Lenz (droite), vice-président de la DVGW responsable des recherches sur le gaz, se rencontrent au siège-social de la DVGW à Bonn le 4 juin 2013 (Photo: EDGaR/Jean-François Auger)

La Energy Delta Gas Research (EDGaR) des Pays-Bas et la Deutscher Verein des Gas- und Wasserfaches (DVGW) d’Allemagne se sont entendus pour coopérer en matière de recherche sur le gaz et les énergies durables. Les deux partenaires veulent initier un programme de recherche qui maintiendra l’Europe à l’avant-garde de l’efficacité énergétique, en contribuant à la production d’énergie renouvelable grâce à une infrastructure gazière flexible.

L’Europe ne peut atteindre ses cibles de réduction des gaz à effets de serre sans coopération internationale, tandis que l’Energiewende de l’Allemagne a tout autant besoin de cette forme de coopération pour sa réalisation. « Il est inconcevable de réaliser des recherches isolément », a déclaré le directeur scientifique d’EDGaR Catrinus Jepma, qui est aussi directeur du programme IDIaal du Energy Delta Institute et professeur d'énergie et de dévelopment durable à l'Université de Groningue. « Vous devez collaborer et, l’Allemagne étant le plus imposant pays jouxtant les Pays-Bas, il s’avère être un candidat naturel. »

La DVGW trouve cette collaboration tout aussi intéressante, parce que les Pays-Bas possèdent plus d’un demi-siècle d’expérience dans l’extraction, le transport et la distribution du gaz naturel. « Les deux pays doivent trouver une manière par laquelle le gaz accédera à un niveau supérieur, ce qui ne se fera pas par le marché du chauffage au gaz. Le gaz est appelé à devenir une source importante de production d’électricité, tout autant dans la production de matière brutes et dans les transports », a dit Jürgen Lenz, vice-président de la DVGW en charge des recherches sur le gaz.

Un programme européen de recherche

Un nouveau programme de recherche peut contribuer à l’atteinte des objectifs 20-20-20 de l’Union Européenne, soit l’augmentation de l’utilisation des énergies renouvelables, de la réduction de la consommation d’énergie et de la réduction des émissions de dioxyde de carbone (CO2). Le gaz, une source d’énergie flexible, facilite l’utilisation d’énergies renouvelables telles que l’éolien et le solaire, et peut se renouveler grâce à l’ajout de biomethane et d’hydrogène.

Le programme de recherche, fondé sur une approche intégrée, traitera de toute la chaîne d’approvisionnement du gaz, de même que les interactions avec le secteur de l’électricité. Le marché européen de l’énergie devient de plus en plus intégré, et l’usage d’énergies renouvelables dans le futur ne peut que se faire par une collaboration internationale. À cet effet, DVGW et EDGaR arrive à bon point avec l’idée d’un programme européen de recherche sur le gaz et les énergies durables. Ils se montrent ouverts à la coopération additionnelle d’autres partenaires de recherche.

La Commission Européenne doit reconnaître, dans le cadre de son programme Horizon 2020, que les thèmes proposés par EDGaR et DVGW — l’intégration des systèmes et le gaz comme facilitateur des énergies renouvelables — sont des thèmes porteurs pour l’Europe. « De faciliter l’adoption des énergies renouvelables est une chose, tandis que de faire face au problème de leur intermittence en est une autre », déclare Jepma. « Le gaz est appelé à jouer un rôle moteur sous cet aspect. »

Coopération inter-projets

DVGW et EDGaR ont discuté de « comment ils peuvent collaborer en de nouvelles initiatives de recherche », dit Jepma. Les chercheurs des deux organisations coopéreront sur la qualité du gaz. Ils planchent sur de nouvelles méthodes de mesure des composés chimiques du gaz qui seront présent dans le réseau du gaz. En outre, ils essaient de déterminer l’impact des nouvelles qualités du gaz sur les conduits, les tuyaux et les joints de l’infrastructure.

De plus, ils coopèrent sur le réseau intelligent, des technologies de l’information et de la communication qui facilite la décentralisation du réseau gazier à plusieurs site de production du biogaz et de multiples points d’injection dans le réseau. Enfin, les chercheurs travaillent à l’intégration des systèmes du gaz et de l’électricité. Le gaz demeure une source majeure pour la production d’électricité, un combustible qui possède plusieurs avantages économiques et écologiques par comparaison au pétrole et au charbon.

La Innovationsoffensive de la DVGW comprend 20 projets sur le rôle du gaz dans le système énergétique, la production gazière, de même que les processus, la gestion des réseau et les applications technologiques. EDGaR emploie environ 200 chercheurs distribués dans 30 projets totalisant 42 € d’investissements. Les projets portent sur la transition d’une qualité singulière du gaz à une qualité multiple, sur le rôle du gaz dans le système énergétique et sur les changements économiques et réglementaires du marché du gaz en Europe.

Par Jean-François Auger et Daniel Wosnitzka